Le CERT-FR signale une faille dans deux serveurs de gestion Check Point et rapporte que l’éditeur la voit exploitée activement. Les installations de Security Management Server et de Multi-Domain Security Management Server sans le correctif R82.20 sont concernées. Les administrateurs doivent vérifier leurs versions et limiter l’accès à l’interface d’administration.
Un périmètre limité à deux serveurs
L’avis publié le 23 septembre 2026 décrit une vulnérabilité qui peut permettre l’exécution de code à distance et une atteinte à l’intégrité des données. Ces termes désignent la possibilité de faire exécuter des instructions sur le serveur depuis une autre machine et de modifier des données.
Le CERT-FR cite Security Management Server et Multi-Domain Security Management Server lorsqu’ils ne disposent pas de R82.20. L’alerte ne porte donc pas indistinctement sur tous les produits Check Point. La première vérification consiste à repérer ces serveurs dans le parc et à contrôler leur version.
Une exploitation active rapportée par l’éditeur
Le CERT-FR rapporte que Check Point associe la faille à l’identifiant CVE-2026-93616 et indique qu’elle est activement exploitée. Cette information justifie de traiter rapidement les systèmes concernés, sans permettre de conclure qu’une installation particulière a déjà été compromise.
Réduire l’exposition de l’interface
Selon l’avis, Check Point recommande de limiter l’accès à l’interface d’administration et de ne pas la rendre accessible depuis Internet. Le CERT-FR renvoie au bulletin de l’éditeur pour les correctifs et les indicateurs de compromission : les équipes doivent s’appuyer sur ces consignes pour la mise à jour et les vérifications complémentaires.
Les responsables peuvent donc contrôler le périmètre, appliquer le correctif indiqué et restreindre l’accès à l’administration. Le dossier public consulté ne fournit pas d’autre détail sur le mécanisme de la faille ; il ne faut pas extrapoler au-delà des deux serveurs cités.