OpenAI dit avoir banni deux opérations d’influence qui ont utilisé ses modèles pour soutenir de fausses identités. Dans un rapport publié le 8 octobre 2026, l’entreprise décrit un organisme de recherche de façade en Amérique latine et des articles proposés à des médias sous des signatures de journalistes inventées. Les exemples montrent comment l’IA a soutenu certaines tâches de ces campagnes.
Des identités fictives pour donner du crédit aux messages
Selon OpenAI, une opération qu’elle attribue à des acteurs russes s’appuyait sur un organisme présenté comme un centre de recherche en Amérique latine. L’entreprise affirme que les personnes recrutées localement n’avaient pas connaissance du lien avec les opérateurs. Elle rapporte également que ceux-ci ont créé de faux documents et des scripts audio, dont certains auraient circulé en ligne.
Dans le second cas, attribué par OpenAI à des acteurs iraniens, sept signatures fictives servaient à proposer des articles de fond à des médias en ligne. Le rapport indique que les modèles ont aidé à retravailler ces textes et leurs propositions éditoriales. Les sujets portaient principalement sur le conflit entre les États-Unis et l’Iran.
L’IA a facilité des méthodes plus anciennes
Le rapport rapproche ces opérations de campagnes antérieures fondées sur de fausses identités. OpenAI indique que ses modèles ont notamment servi à rédiger des rapports internes et, dans certains cas, à préparer ou retravailler des contenus destinés au public. L’IA intervient ainsi dans des tâches de production et de coordination ; la dissimulation de l’identité, elle, ne dépend pas de cette technologie.
Pour les rédactions et les lecteurs, ces exemples rappellent qu’un texte fluide ne suffit pas à établir qui parle ni au nom de quelle structure. Vérifier l’auteur, l’organisation qui publie et les éléments factuels avancés reste nécessaire.
OpenAI reconnaît des limites dans l’évaluation de l’impact
L’entreprise indique que les opérateurs se sont parfois attribué des résultats qu’elle n’a pas pu confirmer à partir de sources ouvertes. Certaines publications revendiquées n’ont pas été retrouvées ; d’autres éléments ont, selon OpenAI, pu être rapprochés de contenus repérés par des chercheurs ou des vérificateurs de faits. Le rapport distingue donc les activités observées, les déclarations internes des opérateurs et les effets qu’OpenAI estime avoir pu corroborer.
OpenAI présente ces deux cas comme des opérations qu’elle a interrompues, et non comme une mesure de l’efficacité générale de l’IA dans les campagnes d’influence. Leur intérêt tient aux tâches facilitées par les modèles et à la persistance de pratiques de dissimulation plus anciennes.
Sources de référence
À retenir
Dans un rapport publié le 8 octobre 2026, OpenAI dit avoir banni deux opérations d’influence utilisant ses modèles et de fausses identités. L’une s’appuyait sur un organisme de recherche de façade ; l’autre sur sept signatures fictives de journalistes. OpenAI indique que les modèles ont aidé à rédiger des rapports internes et certains contenus. L’entreprise n’a pas pu corroborer toutes les affirmations des opérateurs sur leur impact.